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Novembre 2010
First&42nd publie une étude sur le thème: "Entreprise et religion: état des lieux, problématiques et acteurs".
Dans le prolongement des études déjà réalisées sur le décryptage des nouvelles attentes, First&42nd s'est intéressé à la question de la gestion de la diversité religieuse dans l'entreprise.
De fait, selon une étude menée en avril 2008 par l'Ifop, 26 % des entreprises françaises estiment que les revendications de leurs salariés liées à la pratique religieuse progressent. En Île-de-France, elles sont 37 % dans ce cas. Ces revendications sont à l'origine de demandes très concrètes, face auxquelles les entreprises se sentent désarmées. Nous avons voulu en savoir plus sur le sujet, afin de comprendre les enjeux, les problématiques auxquelles les entreprises sont confrontées et les réponses qu'elles y apportent.
Par ailleurs, la question constituant un véritable sujet de société interpellant l'ensemble des parties prenantes de l'entreprise, nous avons entrepris de compléter notre enquête par des entretiens avec des représentants des grands partis politiques, des syndicats, d'organisations confessionnelles, d'associations, d'universitaires afin d'avoir un panorama le plus complet possible de la façon dont le sujet était compris et perçu. De mai à septembre 2010, nous avons sollicité plusieurs dizaines d'organisations pour parler de ce sujet.
L'un des tous premiers enseignements de notre enquête est que rarement sujet d'étude aura suscité autant de méfiance, de tabous voire de déni et d'idées reçues. Au point que plusieurs de nos interlocuteurs (et non des moindres) ne voudront pas se prononcer ou n'ont parlé qu'à condition de ne pas être cités.
Les conditions d'un débat sain que mériterait ce sujet sont loin d'être réunies : entre la peur d'être politiquement incorrect, la méconnaissance / mécompréhension profonde de la réalité que recouvre certains termes-clés du débat et le contexte général actuel (débat sur l'identité nationale, sur la burqa, constats répétés de l'échec de l'intégration nationale), passé (multiples débats sur le voile), plus ancien (passé colonial de la France, guerre d'Algérie) et futur (perspective 2012), on comprend que le terrain est miné…, mais pour reprendre une expression d'Albert Camus "Mal nommer les choses, c'est ajouter du malheur au monde".
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